Crise énergétique et guerre en iran : le pouvoir d'achat des travailleurs indépendants menacé

La flambée des coûts de l'énergie et des matières premières risque d'aggraver la situation des travailleurs indépendants espagnols, particulièrement ceux disposant de faibles revenus. La guerre en cours en Moyen-Orient ajoute une épine supplémentaire dans le pied de ce secteur.

Une proposition pour protéger les travailleurs indépendants vulnérables

Une proposition pour protéger les travailleurs indépendants vulnérables

Face à cette conjoncture difficile, l'Union des Associations des Travailleurs Indépendants et d'Entrepreneurs (UATAE) a proposé la création d'une catégorie de «travailleurs indépendants vulnérables». Cette initiative vise à activer un nouveau bouclier social pour préserver la continuité de leurs activités économiques face à l'inflation galopante.

Selon María José Landaburu, secrétaire générale de l'UATAE, cette situation fragilise considérablement le tissu productif. Les travailleurs indépendants sont pris en double difficulté : d'une part, par l'incertitude économique liée au conflit en Moyen-Orient, et d'autre part, par une activité économique dont dépendent leurs revenus.

La proposition de l'UATAE prévoit une classification des travailleurs indépendants en trois niveaux de vulnérabilité : vulnérable, sévèrement vulnérable et en situation de risque d'exclusion sociale. Cette classification s'appuierait sur le modèle du consommateur vulnérable existant, prenant en compte les revenus, la situation familiale et la perception de prestations sociales comme le Revenu Minimum Vital.

L'objectif est clair : renforcer le bouclier social pour ceux qui soutiennent des milliers de petits commerces à travers le pays. Des mesures spécifiques sont proposées, comme un bon social pour le local professionnel, avec des réductions potentiellement allant de 65% à 100% sur la facture d'électricité en fonction du niveau de vulnérabilité. Mais aussi des aides pour la climatisation, des facilités sur les prêts immobiliers liés à l'activité et un plafonnement des loyers commerciaux à 2%, surtout si les propriétaires sont de grands bailleurs.

L'UATAE insiste sur la nécessité de l'application de ces mesures sur toute l'année 2026, avec possibilité de prolongation si la situation actuelle persiste. Le bon social électrique et thermique devraient, selon l'organisation, être maintenus indéfiniment. Cette proposition s'inscrit dans la continuité des démarches déjà entreprises auprès du gouvernement pour anticiper l'impact économique de la crise internationale sur le travail indépendant.

La question de la viabilité de nombreuses petites entreprises est posée. Le coût de l'énergie représente une part considérable des dépenses, et les marges, souvent maigres, ne permettent pas d'absorber ces augmentations. La situation est préoccupante, et il est clair que sans intervention, de nombreux travailleurs indépendants risquent de voir leur activité compromise.

La proposition de l'UATAE est une réponse pragmatique face à une crise qui frappe directement le cœur de l'Économie española.

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