Forçage de la retraite en espagne : les conditions à connaître

Depuis 2026, la sécurité sociale applique un forçage de la retraite en Espagne, permettant aux travailleurs de prendre leur pension jusqu'à 4 ans avant l'âge légal, généralement à partir de 62 ans et 10 mois.

Les conditions pour accéder à la retraite anticipée forçée

Le travailleur est contraint de quitter le marché du travail avant l'âge ordinaire de la retraite. En 2026, cette retraite anticipée pour cause non imputable au travailleur permet de partir jusqu'à 4 ans avant l'âge légal, généralement à partir de 62 ans et 10 mois ou à partir de 61 ans si l'on compte au moins 38 ans et 3 mois de cotisations.

Les autres conditions imposées par la sécurité sociale incluent principalement l'extinction de la relation de travail pour cause économique, technique, organisationnelle ou de production (plan social), le licenciement disciplinaire pour cause justifiée, l'impossibilité de réadaptation à un poste de travail nouveau, ou l'incapacité temporaire au travail prolongeant plus de temps prévu par la loi, entre autres situations reconnues par la législation en vigueur.

Il est également nécessaire d'avoir cotisé au moins 33 ans, dont deux dans les 15 dernières années précédant la cause de départ.

La pénalisation pour la retraite anticipée

La pénalisation pour la retraite anticipée

Malgré que la cause du départ soit étrangère au travailleur, la pension résultant de la retraite forçée est également soumise à certaines réductions.

Un coefficient réducteur est appliqué, allant jusqu'à 30 % si on anticipe la retraite de 48 mois (4 ans) et qu'on compte moins de 38 ans et 6 mois de cotisations. Avec des carrières longues (plus de 44 ans et 6 mois de cotisations), le recul pour anticiper le maximum autorisé (4 ans) chute à environ 24 %.

Si on ne fait que retarder la retraite de 2 ou 3 ans, les coefficients sont plus faibles : pour 3 ans, ils se situent autour de 18-22 % en fonction des années cotisées, tandis que pour 2 ans, ils sont d'environ 12-16 %.