Gouvernement et syndicats : un impasses sur la hausse des effectifs de l'état
Le gouvernement français et les syndicats de la fonction publique se retrouvent dans une impasse concernant le plan de recrutement annoncé. Après une réunion tendue, les principales centrales – CCOO, UGT et CSIF – ont rejeté catégoriquement la proposition, pointant le doigt un manque de transparence flagrant et des effectifs promis jugés insuffisants.

Un rejet massif : le contexte est à la détresse
Cette décision s'inscrit dans une logique de résistance face à une offre jugée dérisoire, en particulier par rapport à l'année précédente qui avait vu un bond de plus de 40 000 postes. Le gouvernement, via son représentant, Óscar López, se contente d'affirmer que la nouvelle offre de 2026 sera « similaire » à celle de l'année passée, sans fournir de détails supplémentaires. Une stratégie qui ne semble pas convaincre les syndicats.
La situation est loin d'être nouvelle. Le refus de l'offre de 2025, comprenant déjà 36 588 postes (dont près de 27 000 pour la Administration Générale de l’État – AGE), avait déjà été qualifié d'insuffisant et de 8,8% inférieur à l'année précédente. La complexité de la gestion de l'État, déjà surchargée par la régularisation des immigrés, la transition vers la semaine de 35 heures et l'accumulation de postes non pourvus, exacerbe cette situation.
Ces trois dernières années, 5 765 postes de recrutement à déroulement libre et 3 238 de postes pour le personnel d'entreprise, restent vierges. La prochaine offre de 2023, dont la date de validité approche, risque de disparaître faute d'être publiée, ce qui aggrave encore plus la situation. La perspective de perte définitive de ces 9 000 postes constitue une véritable bombe pour les services publics.
Au-delà du blocage sur la politique de recrutement, le ministère annonce des mesures ponctuelles : des rapports obligatoires pour les administrations qui n'atteignent pas 75% de leurs objectifs de recrutement, une révision de l'accord de promotion interne en cas d'échec à pourvoir les postes, et l'intégration de modules obligatoires de formation numérique dans les concours. Mais ces mesures, jugées trop faibles par les syndicats, ne suffisent pas à dissiper l'inquiétude.
La pression est forte : la régularisation des immigrés, la semaine de 35 heures et les postes non pourvus créent une véritable crise de l'État. La négociation a été entravée par le manque de données, les chiffres et la transparence, qualifié de « négociation sans données ni garanties » par UGT. CSIF accuse même le ministère de « dissimuler l'offre de recrutement ».
Un appel au rassemblement : Face à ce déni de toute perspective de résolution, les syndicats appellent à la mobilisation. La situation est critique et exige une action forte de la part des représentants du personnel.