Jusqu'à 35 heures : la négociation sur la semaine de travail s'intensifie
Après des semaines de blocage, le ministère du Travail a relancé les pourparlers avec les syndicats pour l'instauration définitive de la semaine de 35 heures dans l'administration publique. L'objectif du gouvernement est de conclure un accord avant la fin mars, conformément à ses engagements.

Un accord à condition de compromis
Cette réduction de la jornada, qui représenterait une baisse de 2,5 heures par rapport aux 37,5 heures actuelles, concerne plus de 200 000 fonctionnaires de l'administration centrale. L'impact pourrait se répercuter sur les collectivités territoriales et autres organismes dont les horaires sont liés à ceux de l'État.
La prochaine étape cruciale est une réunion technique prévue le 19 mars entre le gouvernement et les syndicats (CC OO, UGT, CSIF). Ce rendez-vous vise à préciser les détails de la réforme, notamment les catégories de personnels concernées par la réduction.
Les négociations, interrompues fin février, ont laissé des points en suspens. Le principal contentieux porte sur l'exclusion de certains groupes de fonctionnaires de la nouvelle jornada. La proposition initiale du gouvernement prévoit notamment d'exclure le personnel des armées, des forces de l'ordre, des institutions pénitentiaires, ainsi que les professionnels de la santé et de l'éducation.
Les syndicats insistent pour étendre la portée de la mesure, notamment en incluant le personnel pénitentiaire et une partie du personnel éducatif et sanitaire. C'est le principal obstacle à la négociation.
L'application de la 35 heures ne sera pas uniforme. La Direction de la Fonction Publique émettra des instructions spécifiques pour adapter la jornada à chaque département, garantissant la continuité du service public, notamment dans les domaines sensibles comme l'accueil du public ou les services de garde. La modification officielle des instructions et leur publication au Journal Officiel marqueront le début formel du nouveau régime.
Le gouvernement accélère également d'autres dossiers majeurs de gestion du personnel public. Une nouvelle rencontre avec les syndicats est prévue la semaine prochaine pour définir l'offre publique d'emploi de 2026. Un décret pour régir l'accès et la titularisation des personnes handicapées sera également discuté. La réduction de la jornada à 35 heures reste cependant au cœur de cette réforme.
Le calendrier est serré. Si les négociations progressent comme prévu, la nouvelle jornada pourrait entrer en vigueur en mars. Une date qui pourrait bien redéfinir les conditions de travail dans la fonction publique depuis des années. Le temps presse.