La transformation de l'emploi par l'intelligence artificielle : tussen-stades ou révolution?

Les prévisions tragiques d'une déferlante d'emplois détruits par l'intelligence artificielle (IA) commencent à s'éroder. Les experts, loin d'une apocalypse, parlent plutôt d'une transformation progressive et inégale du marché du travail. Selon des études récentes, la machine à prendre des décisions pourrait rendre jusqu'à 80% des tâches de la main-d'œuvre américaine plus faciles, voire automatiques, mais cela ne signifie pas que le travail disparaîtra en masse.

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L'impact variable selon les secteurs et les professions

Les analyses convergent sur un point clé : la métamorphose est particulièrement intense dans les métiers de la petite bourgeoisie et les tâches routinières. Les professions qui dépendent de la langue, de l'analyse de données ou de la logique structurée, telles que la rédaction, les fonctions administratives ou l'assistance par texto, concentrent le gros de l'impact.

Un récent rapport de l'organisme de recherche OpenAI rapporte que 55 000 suppressions d'emploi ont été attribuées à l'IA en 2025, mais ce chiffre est probablement exagéré, car il ne prend pas en compte les suppressions de postes antérieures à la pandémie. De plus, la croissance de l'intelligence artificielle génère également une nouvelle demande de compétences, telles que les spécialistes du déploiement de modèles ou les responsables de l'intégration.

Il faut également noter que les projections sur la destruction de postes varient beaucoup, allant de 50% d'emplois supprimés en cinq ans, selon le CEO d'Anthropic, à une augmentation du chômage de seulement 0,5% pendant la transition, selon Goldman Sachs. Les organisations internationales tendent à différencier entre tâches automatisables et emplois complets.