L'incapacité temporaire en espagne : un défi pour le marché du travail et le système de santé
En Espagne, l'incapacité temporaire (IT) a pris des proportions inquiétantes, affligeant le marché du travail et le système de santé. Le principal problème concerne une absence record, où les arrêts maladie ont presque doublé et leur durée moyenne a augmentée à environ 46 jours, et un impact économique, avec un coût annuel qui atteint déjà 33 milliards d'euros.

Les propositions de la fondation economie et santé pour améliorer la gestion des congés
Face à cette lógique binaire du travail ou de l'inactivité, les experts de la Fondation Economie et Santé mettent l'accent sur les systèmes de retour au travail (RTW) développés dans d'autres pays européens, qui permettent une récupération progressive de l'activité professionnelle en adaptant les conditions et les horaires de travail au état de santé du travailleur.
Les Pays-Bas exigent que les entreprises et les travailleurs élaborent un plan d'intégration active, le Royaume-Uni a développé le système fit note, et les pays nordiques disposent d'une IT partielle depuis des décennies.
Dans leur proposition, le document suggère que, après des arrêts de longue durée, comme des processus oncologiques, le travailleur pourrait réintégrer progressivement pour éviter l'impact de reprendre une semaine de 40 heures après des mois d'absence.
Il propose également une réorganisation complète du système de financement pour que les entreprises qui ne investissent pas dans des environnements de travail sécurisés assument une plus grande responsabilité dans le coût des contingences professionnelles.
Enfin, l'informe appelle à une coordination étroite entre les Services Publics de Santé (SPS), l'Institut National de la Sécurité Sociale (INSS), les mutuelles collaboratrices et les services de prévention.
Le rapport met également en avant la nécessité de renforcer la capacité d'intervention des mutuelles et des services de prévention pour agiliser les processus et adapter la durée des arrêts.
Enfin, il suggère de réviser le rôle des améliorations négociées dans la négociation collective et de créer un observatoire de l'IT.