Trump menace les entreprises : pas de remboursement, sinon.
La Cour suprême a validé la contestation des droits de Donald Trump d'imposer des tarifs douaniers à l'importation, ouvrant la voie à des remboursements potentiellement massifs. Mais l'ancien président a réagi avec une menace directe : les entreprises qui solliciteraient ces remboursements s'exposeraient à sa « mémoire ».

Un avertissement qui fait froid dans le dos
Les déclarations de Trump, rapportées par CNBC, interviennent un jour après le lancement d'une plateforme par les douanes américaines pour faciliter les demandes de remboursement, estimées à plus de 160 milliards de dollars. Une somme colossale qui pourrait bouleverser les finances de nombreuses entreprises. L'empressement de Trump à décourager ces demandes laisse entrevoir une volonté de maintenir une pression économique, même après son départ de la Maison Blanche.
La décision de la Cour suprême, rendue en février, a invalidé l'utilisation par Trump de la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux pour imposer des tarifs « réciproques » à pratiquement tous les pays. Si cette décision était porteuse d'espoir pour les importateurs, l'intervention de Trump soulève de nouvelles incertitudes quant à la manière dont ce remboursement se traduira concrètement.
Des géants comme Amazon et Apple sont sous pression. Costco Wholesale et FedEx ont déjà intenté des actions en justice pour préserver leur droit aux remboursements, anticipant une possible opposition de l'administration Trump. United Parcel Service a annoncé qu'elle rembourserait ses clients, mais uniquement après avoir reçu les fonds du gouvernement, soulignant la complexité de la situation et les risques encourus par les entreprises.
Face à ce tumulte, Trump a rapidement réagi en imposant un nouveau tarif temporaire de 10%, valable jusqu'en juillet. Il affirme travailler à rétablir ces revenus par d'autres voies, minimisant l'impact de la décision judiciaire : « Nous le faisons d'une autre manière. À la fin, nous obtiendrons le même résultat. En fait, nous obtiendrons des chiffres plus importants, mais c'est un peu plus compliqué. »
Le ton est donné : l'épée de Damoclès plane toujours sur les entreprises, et l'ombre de Trump continue de modeler le paysage économique américain.