Ibai, wild et nachter : la cnmc les frappe lourdement pour des manquements à la loi audiovisuelle

Ibai Llanos, Jordi Wild et Nachter sont au centre de l’attention de la CNMC après des sanctions sévères pour des lacunes dans le respect de la loi audiovisuelle. Un rappel brutal des responsabilités inhérentes à la création de contenu en ligne avec une audience significative.

Un contrôle accru des influenceurs : la cnmc se montre intransigeante

Un contrôle accru des influenceurs : la cnmc se montre intransigeante

La Commission Nationale des Marchés et de la Compétition (CNMC) a infligé des amendes considérables à ces figures incontournables du web, les accusant de manquements graves relatifs à la diffusion de contenus sur les plateformes vidéo et les réseaux sociaux. Ces manquements concernent notamment l'absence d'identification claire des contenus publicitaires, le manque de protections adéquates pour les mineurs et la promotion de médicaments sans respecter les réglementations en vigueur.

Ibai Llanos, avec une amende de 710 euros, réduite à 568 euros en cas de paiement anticipé, est le plus sévèrement sanctionné. Jordi Wild, pour sa part, doit débourser 1 543,44 euros, ramené à 1 241,95 euros également après paiement anticipé. Nachter, quant à lui, a été condamné à une somme de 1 779,94 euros, diminuée à 1 067,96 euros après reconnaissance de culpabilité.

La CNMC justifie ces sanctions en soulignant que certains créateurs de contenu, comme Ibai Llanos, sont classés comme « Utilisateurs de Relevances Spéciales » (URS), c’est-à-dire qu’ils bénéficient d'une audience importante et, par conséquent, sont soumis à un contrôle renforcé.

Dans le cas d'Ibai Llanos, la CNMC a confirmé que plusieurs vidéos diffusées sur X (anciennement Twitter) comportaient l'emblème d'une boisson sans signalisation claire permettant de distinguer la publicité du contenu éditorial. La loi exige une identification transparente de la publicité pour le consommateur. La situation de Jordi Wild est similaire : des contenus illégaux ont été détectés sur ses chaînes YouTube associées à l'événement Dogfight Wild Tournament, où les combats de contact extrême manquaient de mentions d'avertissement appropriées.

L’arrivée d’Instagram, avec son assistant d’IA ‘Edits’, pourrait bien changer la donne. L'entreprise menace de remplacer ChatGPT pour les créateurs. Mais l’affaire Nachter est particulièrement révélatrice. Il a diffusé de la publicité pour des médicaments contre la grippe sans respecter les obligations légales, notamment l'obligation d'inciter à lire la notice d'information ou à consulter un pharmacien. C’est frappant de constater que des créateurs de contenu professionnels ne connaissent pas les règles de base du secteur dans lequel ils évoluent. On peut comparer cela à un architecte qui ne connaît pas la loi sur l'urbanisme.

Il semble que certains acteurs du numérique, qu’ils soient influenceurs ou dirigeants de grandes entreprises technologiques, agissent avec une certaine légèreté, ignorant les lois qui les concernent. La CNMC, dans son intransigeance, rappelle que même les amendes peuvent être payées, mais cela ne saurait excuser le non-respect des réglementations.