Blue origin : un échec amère au coeur de la course spatiale
Un coup de théâtre, voire un désastre, a frappé Blue Origin lors de son troisième vol avec son lanceur New Glenn. L'ambition de Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, s'est heurtée à la réalité, transformant une journée prometteuse en un revers majeur.

Une promesse déchirée
Le New Glenn, se voulant le successeur du New Shepard, arborait des ambitions colossales : capable de transporter jusqu'à 45 000 kilos, il promettait de rivaliser avec le Falcon 9 de SpaceX. Ce troisième essai, baptisé NG-3, visait à prouver sa capacité, notamment en devenant le premier cohésion réutilisable de sa catégorie et en atteignant un atterrissage automatique. Mais la complexité a, une fois de plus, eu raison de l'ingénierie.
Le lanceur a décollé de Cabo Caveral, une opération qui marquait la première utilisation d'une étape 1 provenant d'un vol précédent. La libération de l'étape 1, et son atterrissage spectaculaire sur la plateforme maritime Jacklyn, a confirmé la maîtrise de cette phase. Un exploit technique, salué par Elon Musk sur X. Pourtant, la déception est immense : le satellite BlueBird 7, embarquant un équipement crucial pour le développement d'une communication satellitaire 5G, s'est retrouvé à une altitude d'un simple 195 kilomètres, loin de la trajectoire nominale de 460 kilomètres.
Pourquoi cette erreur ? La question demeure. Blue Origin a opté pour une approche pragmatique, reconnaissant qu'il est