Anthropic : un millionnaire investit 4,8 millions dans la course aux ia

Une frénésie s'est emparée des marchés financiers autour d'Anthropic, une startup qui ambitionne de révolutionner le monde de l'intelligence artificielle. Storm Duncan, un millardaire technologique, a mis en vente sa propriété de 13 acres en Californie pour la somme astronomique de 4,8 millions de dollars, dans une démarche audacieuse visant à accélérer son investissement dans cette entreprise en pleine ascension.

La course aux parts d'anthropic atteint des sommets inédits

Selon Business Insider, la valorisation d'Anthropic a explosé, atteignant un chiffre colossal : 1 milliard de dollars. Cette valorisation est alimentée par l'enthousiasme des investisseurs, séduits par la croissance fulgurante de l'entreprise et, plus particulièrement, par son assistant de codage basé sur l'IA, Claude Code.

Duncan, qui réside principalement à Jackson Hole, Wyoming, ne se contente pas de cette vente immobilière. Il cherche activement à attirer les talents d'Anthropic, convaincu que l'entreprise est sur le point de dépasser OpenAI, son principal concurrent, dans le domaine des modèles d'IA.

« Si vous voulez pêcher, vous devez mettre un ver dans votre appât », a déclaré Storm Duncan à Business Insider. « Sinon, quel est l'intérêt ? » Cette phrase, empreinte d'un certain cynisme, résume parfaitement la logique derrière cette opération, qui vise à se positionner avantageusement dans la course à la domination de l'IA.

Une offre hors du commun pour des employés et investisseurs

Une offre hors du commun pour des employés et investisseurs

La propriété mise en vente, entièrement meublée et offrant une vue imprenable sur San Francisco, est accessible en seulement 20 minutes en voiture des bureaux d'Anthropic. Duncan espère ainsi inciter les employés possédant des actions potentiellement revendables à vendre leurs parts, ouvrant ainsi la voie à une possible introduction en bourse.

Il reçoit déjà de nombreuses offres, allant de la part d’employés désireux de diversifier leurs investissements à celles d’investisseurs précoces, avides de profiter de la flambée de la valeur d'Anthropic. Duncan souligne que les transactions actuelles sont complexes et que le marché secondaire est saturé, avec des frais et des structures de propriété parfois opaques.

Bien que certains observateurs minimisent cette initiative comme un simple coup marketing, elle témoigne de la forte demande autour d'Anthropic et de la difficulté pour les investisseurs particuliers d'accéder directement aux actions de cette entreprise prometteuse.

Des pratiques ancestrales, une nouvelle dimension

Des pratiques ancestrales, une nouvelle dimension

Cette démarche rappelle les pratiques de l'époque des « dot-com », lorsque des artistes comme David Choe avaient choisi des actions de Facebook plutôt que des sommes d'argent en échange de peintures murales. Cette décision s'est avérée extrêmement lucrative, permettant à Choe de réaliser un bénéfice estimé à 200 millions de dollars une fois que Facebook est entré en bourse.

La situation actuelle souligne une dynamique inhabituelle sur les marchés secondaires, où la rareté des actions et la complexité des transactions peuvent entraîner des prix exorbitants. Duncan, qui détient déjà des parts d'Anthropic acquises en 2024, estime que l'entreprise pourrait tripler sa production et réduire ses coûts de 50 % grâce à l'implémentation de sa plateforme Claude Code.

Il conclut : « Quand j'ai commencé à déployer la plateforme dans mon propre entreprise, j'ai dit que j'aimerais avoir davantage d'exposition à cela. »