Crise énergétique: l'espagne feint la sérénité, les prix flambent
Le litre de diesel a franchi la barre des 1,7 euros en Espagne, une augmentation de près de 40% en deux semaines. Pendant que les consommateurs étranglent leurs budgets, le gouvernement espagnol semble étrangement apaisé. Un contraste saisissant qui soulève de sérieuses questions sur sa capacité à protéger l'économie face aux secousses géopolitiques.

L'indifférence face à la flambée des prix
La rapidité avec laquelle le choc énergétique, déclenché par les tensions au Moyen-Orient, s'est propagé à travers l'Europe est stupéfiante. Pourtant, à Madrid, l'attitude affichée par le gouvernement de Pedro Sánchez confine à l'inaction. La rhétorique officielle oscille entre la «tranquillité absolue» et la «calme», des termes qui sonnent creux face à la réalité vécue par les automobilistes et les entreprises.
Le pouvoir d'achat des Espagnols s'érode à un rythme alarmant, non seulement à cause du carburant, mais aussi du gaz, de l'électricité et de nombreux produits de consommation. Cette crise rappelle douloureusement les erreurs commises en 2022 suite à l'invasion russe de l'Ukraine. L'approche «attendre et voir» est une stratégie périlleuse, surtout lorsque des troupes espagnoles sont déployées dans des zones à risque comme le Liban et Chypre.
Le plus ironique ? Déclarer que «la meilleure mesure est le 'non à la guerre'» tandis que le prix du baril explose. Ou encore, lancer une application numérique,