Intelligence artificielle : vos données personnelles menacées par les chatbots ?

L'utilisation croissante des chatbots alimentés par l'intelligence artificielle soulève des inquiétudes majeures en matière de sécurité et de confidentialité. La cybercriminalité exploite désormais ces technologies pour des attaques plus sophistiquées, mettant en péril des informations sensibles.

María Aperador, experte en cybersécurité, alerte sur les risques croissants liés à l'utilisation des IA conversationnelles comme ChatGPT, Gemini ou Copilot. Ces outils, omniprésents dans la vie quotidienne, collectent et stockent des quantités massives de données, rendant les utilisateurs vulnérables.

Les cinq erreurs à ne surtout pas commettre avec les ia

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La menace n'est pas théorique. Des études révèlent que 80% des campagnes de phishing prévoient d'utiliser l'IA en 2025. La facilité avec laquelle les chatbots peuvent générer des contenus réalistes et personnalisés en fait un outil idéal pour tromper les individus et voler leurs informations.

Aperador souligne cinq catégories d'informations absolument à ne jamais partager avec les IA : les données de santé mentale et médicales, les informations financières (numéros de compte, données bancaires), les documents d'identité (numéro d'identification, actes officiels), les informations de localisation et les contenus multimédias personnels (photos, vidéos). Ces données sont stockées et utilisées pour entraîner les modèles d'IA, et peuvent être exploitées à des fins malveillantes.

La technique de l'injection de prompts, qui consiste à manipuler les instructions données à l'IA, permet de la faire divulguer des informations confidentielles ou de contourner les mesures de sécurité. Les logiciels malveillants peuvent également accéder aux écrans et enregistrer les conversations avec les chatbots.

Les conséquences peuvent être désastreuses : vol d'identité, escroqueries financières, rançongiciels. OpenAI a d'ailleurs été dénoncé pour héberger le « plus grand fichier de pensées intimes de l'histoire ».

La situation est préoccupante. L'utilisation de l'IA générative a explosé en 2025, avec 32,7% de la population européenne de 16 à 74 ans l'utilisant. En Grèce et en Estonie, ce chiffre dépasse même 80% chez les jeunes de 16 à 24 ans.

Il est donc impératif de rester vigilant et de se méfier de la facilité avec laquelle on partage ses informations avec ces outils. L'avenir numérique dépend de notre capacité à adopter une attitude prudente face à ces technologies puissantes.