La ap-7 catalane devient un corridor de contrôle intensif
Si vous circulez régulièrement par la AP-7 en Catalogne, votre quotidien va bientôt changer. En effet, l'ensemble de l'autoroute, depuis La Jonquera jusqu'à Ulldecona, sera transformé en un corridor de contrôle intensif.

Plus de radars, plus de présence policière et vitesses variables
Cela signifie que vous trouverez plus de radars, une présence policière accrue ainsi que des tronçons de vitesse variable conçus pour réduire les accidents sur cette voie la plus conflictuelle du territoire. Cette mesure provient du Servei Català de Trànsit et vise à réduire la sérénité routière sur une autoroute qui concentre un volume énorme de trafic et une part démesurée de victimes, notamment en province de Tarragone.
Il est important de noter que l'itinéraire est clair : il s'agit de surveiller mieux, de sanctionner plus tôt et d'ajuster la vitesse de manière dynamique lorsque le trafic ou le climat le demandent.
La planche couvre les 344 kilomètres de la AP-7 à l'intérieur de la Catalogne, traités comme un seul corridor sous surveillance renforcée.
Le tronçon va de la frontière française, à La Jonquera, jusqu'à la limite avec la Communauté valencienne, à Ulldecona, en passant par des points critiques tels que Gérone, Barcelone et les Terres de l'Ebre.
L'objectif déclaré est de réduire à moitié les décès sur cette route d'ici 2030. Pour y parvenir, le Trànsit mise sur une combinaison de Technologie et de présence physique.
L'autoroute se remplira de radars mobiles de nouvelle génération, de contrôles de Mossos d'Esquadra et de systèmes de gestion de vitesse qui modifieront la limitation en temps réel.
En définitive, la AP-7 deviendra ainsi le laboratoire principal des nouvelles politiques de sécurité routière de la Generalitat, par conséquent, les conducteurs doivent avoir la prudence nécessaire lorsqu'ils empruntent cette voie.
Plus de radars mobiles, moins de marge pour s'égaler
Une des pièces maîtresses du plan sont les radars remorqués. Le Trànsit a intégré six nouveaux équipements de ce type, s'ajoutant aux autres déjà en service pour arriver à une réseaux de dix répartis tout le long de la AP-7.
Ces radars ne sont pas fixes, mais se déplacent tous les une ou deux semaines et sont placés dans les tronçons où les accidents sont les plus fréquents ou les plus graves.
Ils fonctionnent de manière autonome, se connectent à la réseau et envoient les plaintes sans que des agents ne soient présents à côté.
Pour les conducteurs, cela signifie qu'ils ne pourront plus se fier à la connaissance de la position du radar, car la localisation sera changeante et beaucoup plus difficile à anticiper.
Le focus le plus intense se situe à Tarragone, où la AP-7 accumule une bonne partie des accidents mortels. Sur le tronçon entre Calafat et Amposta, de 44 kilomètres, les véhicules à moteur sont déjà soumis à des limites spécifiques, par exemple 100 km/h pour les voitures, 80 km/h pour les camions et interdiction de la prise de rang pour les véhicules lourds dans certains secteurs.
Sur ce schéma, viennent s'ajouter des couches de contrôle, tels que des radars de tronçon, des radars mobiles, des patrouilles de Mossos, des drones et des hélicoptères.
L'objectif n'est pas uniquement de surveiller la vitesse, mais également de détecter la consommation d'alcool ou de drogues, les distractions au volant et les manœuvres dangereuses, tels que les changements de voie brusques ou les dépassements illicites.
C'est la zone zéro du plan, où le Trànsit cherche à agir sur les causes des accidents les plus graves, beaucoup d'entre eux étant provoqués par les camions sortant de la voie.
Vitesse variable avec l'appui de l'intelligence artificielle
L'autre pilier du projet est l'implantation de vitesses variables dans différents secteurs de la AP-7, notamment dans les tronçons où sont concentrées les files et les accidents par suite.
Le long de jusqu'à 150 kilomètres seront déployés des panneaux lumineux qui pourront modifier la limitation maximale entre 60 et 100 km/h en fonction du trafic réel, de la météo ou de la présence d'incident.
Derrière ces panneaux, il n'y a pas simplement un opérateur humain, mais des systèmes d'analyse intelligentes qui combinent les données des capteurs, des caméras et des stations météorologiques.
L'objectif est de réduire les freinages brusques et de fluidifier le flux de véhicules lorsque la densité s'accroît. Cela se traduit par des limitations qui peuvent changer plusieurs fois en quelques kilomètres et que vous devrez respecter si vous ne voulez pas accumuler des amendes.