La guerre irano-américaine bouleverse les marchés et les stratégies d'investissement

Les tensions entre l'Iran et les États-Unis frappent le marché avec force, renversant les tendances et les stratégies d'investissement. Alors que le pétrole plonge et la crise énergétique menace, les acteurs financiers s'interrogent sur les conséquences à long terme.

Le rôle de la géographie dans les choix d'investissement

La guerre en Irak et le blocage du détroit d'Ormuz mettent en avant la vulnérabilité de l'Europe en matière d'accès aux ressources énergétiques. Emmanuel Cau, directeur de stratégie à Barclays, affirme que l'Union européenne est un « prix-taker » dans les marchés des matières premières, dépendant de l'offre extérieure. Helen Jewell, directrice des investissements à BlackRock, estime que la valorisation des actions européennes a perdu de sa différence avec celles des États-Unis.

Mais selon Stephen Auth, de Federated Hermes, il est trop tôt pour se laisser décider par la peur. Il rappelle que les résultats insoutenables ne se matérialisent pas. Il estime que la reprise des hostilités avec l'Iran coûterait cher à l'Iran, risquant de l'écarter durablement du jeu international.

Un nouveau monde en devenir

Un nouveau monde en devenir

Yves Bonzon, responsable des investissements chez Julius Baer, voit dans ce conflit un tournant dans l'ordre géopolitique, où l'autonomie stratégique deviendra un principe de base. Il prévient que les marchés commenceront à normaliser la jargon de la crise actuelle, en prévision de ce qui pourrait venir. La vulnérabilité des points stratégiques, comme le détroit d'Ormuz, contribuera à une militarisation accrue.

Avec une guerre en cours, les investisseurs doivent rester prudents et non se laisser aller à une stratégie de risque inflexible. La crise énergétique révèle la vulnérabilité de l'Europe et le besoin de diversification.