La nasa sous le feu : trump tente une nouvelle volte-face budgétaire
Washington est de nouveau secoué par une proposition explosive : l'administration Trump réitère sa tentative de saboter le budget de la NASA, visant une réduction d'environ 6 milliards de dollars. Une manœuvre déjà rejetée l'an dernier, mais qui s'annonce, encore une fois, particulièrement controversée.

Des missions spatiales menacées : un plan d'austérité radical
Le projet, dévoilé vendredi matin, prévoit la suppression de 40 missions scientifiques, une mesure radicale qui pourrait freiner considérablement les ambitions de l'agence spatiale américaine. L'administration ne détaille pas les missions visées, mais des rumeurs insistantes pointent déjà du doigt des programmes d'exploration martienne, des télescopes à rayons X et des satellites de recherche. L'année dernière, la Casa Blanca avait déjà tenté de supprimer un programme vital de collecte d'échantillons de sol martien, justifié par un argumentaire de « dépenses superflues » qui semble se répéter.
Cette offensive intervient alors que Jared Isaacman, le controversé administrateur de la NASA, tente de moderniser en profondeur le programme spatial. En mars, il avait annoncé une série de réformes ambitieuses, incluant une transition vers des lanceurs commerciaux pour les missions lunaires, une accélération du rythme des explorations et la construction d'une base lunaire, un projet pharaonique estimé à 30 milliards de dollars sur la prochaine décennie. Le budget proposé par l'administration Trump, allouant 175 millions de dollars à cette base lunaaire, constitue le premier signe tangible d'un soutien à ces plans audacieux.
Mais le spectre des coupes budgétaires plane. L'administration insiste également sur la suppression progressive du Space Launch System (SLS) de Boeing, qualifié de « coûteux et sujet à des retards constants », et de l'Orion de Lockheed Martin, actuellement au cœur des missions lunaires. Ces programmes seraient remplacés par des alternatives commerciales, une stratégie qui suscite déjà de vives inquiétudes au sein du Congrès.
La Station Spatiale Internationale (ISS), dont le démantèlement est prévu pour 2030, n'échappe pas à la vague de restrictions. Le budget alloué à ce projet serait amputé d'environ un milliard de dollars, au profit d'un « développement rapide et du déploiement de stations spatiales commerciales ». Paradoxalement, les agences de la NASA avaient annoncé en mars un budget limité pour financer ces mêmes stations, soulignant ainsi l'incohérence de cette proposition.
Il est bien connu que la demande budgétaire du président sert de point de départ aux négociations au Congrès. Mais cette nouvelle tentative de réduction budgétaire, si elle était adoptée, pourrait compromettre l'avenir même des explorations spatiales américaines, et laisser un goût amer à ceux qui rêvent d'un retour sur la Lune et au-delà. La bataille ne fait que commencer.
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