Le tanker karachi, sous pavillon pakistanais, franchit le détroit d'ormuz avec signal d'identification activé
Le pétrolier aframax Karachi, affrété sous pavillon pakistanais et transportant une cargaison de pétrole de qualité Das d'Abou Dabi, a réussi à traverser le détroit d'Ormuz sous les auspices inattendus de la balise de géolocalisation AIS active, la première fois qu'un navire non iranien parcourt cet itinéraire sécurisé depuis le début de la crise.

Un pas décisif dans la déescalade
Après avoir pénétré dans la zone économique exclusive iranienne dimanche midi, le Karachi a mis douze heures pour franchir le détroit, naviguant à une vitesse de 9,6 nœuds sans incident notable.
Le passage du Karachi suggère que certaines cargaisons pourraient bénéficier de garanties informelles de sécurité pour traverser le détroit, alors que les tensions entre l'Occident et l'Iran restent très vives.
En effet, l'Iran a récemment déclaré qu'il laisserait passer tous les navires non américains ou israéliens, à condition qu'ils ne traversent pas le détroit sous pavillon américain ou israélien, en raison de la menace de mines dans la zone.
Ce trafic est crucial, car le détroit d'Ormuz est un des points clés mondiaux, où passent le 20% du pétrole mondial et près de 30% du gaz naturel liquéfié (GNL). Depuis le début de la crise, le nombre de navires évitant le détroit a augmenté de 360%, selon Marine Traffic, avec des centaines de bateaux détournés.
Le passage du Karachi sous pavillon pakistanais montre que la pression internationale pour redorer le blason de la navigation dans la région peut finalement porter fruit.