Marché en ébullition: ormuz, trump et les espoirs d'un accord iranien
Les marchés financiers réagissent à la moindre lueur d'espoir concernant un accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, une perspective qui redonne de l'oxygène à l'économie mondiale.
Un premier pas vers la dé-escalade ?
Après trois mois de tensions et de guerre, la question centrale demeure : la réouverture du détroit d'Ormuz, clé de voûte des approvisionnements énergétiques en Asie et en Europe. Donald Trump a d'ailleurs affirmé ce dimanche que les discussions progressaient, ouvrant la voie à la signature d'un « accord de principes », un jalon crucial vers la fin du conflit.
L'ambition du président américain, loin d'être un simple objectif, semble être une nécessité impérieuse. Bien que l'opposition persiste, notamment de la part d'Israël et d'une partie du camp républicain américain, il est fort probable que la volonté de Trump de conclure cet accord, malgré les réticences, finisse par l’aider à le concrétiser. Une opération dont le succès, cependant, risque d'être difficilement démontré pour son administration.

Les investisseurs, en mode 'bull'
Cette nouvelle dynamique se traduit par une envolée des indices boursiers. Le DAX allemand a progressé de 1%, le CAC 40 espagnol de 1,6%, tandis que les futures du Nasdaq et du S&P 500 pointent vers des gains de 0,9% et 1,3% respectivement. Un rebond spectaculaire, alimenté par le recul des cours du pétrole, le Brent chutant de plus de 5% et le prix du gaz naturel européen atteignant 46 euros le mégawattheure. Un soulagement palpable pour les marchés.
Selon Juan J. Fernández-Figares, directeur de Link Gestion, « Queda le plus difficile : que cet accord soit signé par toutes les parties. Il y a des résistances, notamment de la part d'Israël et de certains acteurs américains. Mais la 'nécessité' qui anime Trump, je crois, finira par l'emporter. Il sera cependant extrêmement compliqué de lui faire croire qu’il s’agit d’un succès pour son pays. »
La situation reste néanmoins fragile. Les rendements obligataires, stabilisés autour de 4,56% pour les États-Unis, 2,97% pour l'Allemagne et 3,4% pour l'Espagne, témoignent d'une prudence mesurée. Le marché observe avec attention l'évolution des événements, conscient que la paix en Méditerranée rouge ne garantit pas la stabilité économique mondiale. Un jeu d'espions et de négociations, pour l'heure.