Robots-livreurs : la colère monte et les actes de vandalisme explosent

Les rues se vident peu à peu de leurs livreurs robotisés. Pas à cause d'une panne généralisée, mais d'une vague de vandalisme croissante qui s'abat sur ces pionniers de la logistique urbaine. Ce qui était initialement perçu comme une curiosité amusante est désormais le théâtre d'une colère sourde, voire active, qui menace de freiner l'essor de l'IA au service de la livraison.

Le vandalisme, symptôme d

Le vandalisme, symptôme d'une peur plus profonde

L'irruption des robots livreurs a coïncidé avec une montée de l'anxiété face à l'automatisation et à la disparition potentielle d'emplois. Les images virales sur les réseaux sociaux, où l'on voit des robots maltraités, ne sont pas qu'un simple divertissement. Elles illustrent un ressentiment profond, un cri d'alarme face à un avenir où l'humain pourrait être supplanté par la machine. La société Kiwibot, par exemple, a enregistré 1 600 incidents de vandalisme depuis 2020, soit 2% de ses livraisons. Un chiffre qui, bien que paraissant faible, se traduit par des pertes financières considérables, chaque robot coûtant plusieurs milliers d'euros.

L'incident de Sheffield, Royaume-Uni, est particulièrement révélateur. Sur les robots Uber Eats, on pouvait lire